Il s’agit de contribuer à la réduction de la pauvreté dans la Zone de santé de Kabinda par diverses actions qui concourent à un mieux-être en santé.

Puisque la santé est tributaire de nombreux autres facteurs, Cap Santé a choisi d’accompagner les acteurs locaux sur 6 axes qui concourent à l’amélioration de la santé et du bien-être.

Le renforcement des capacités des acteurs

Notamment par :

  • Des ateliers cycliques en management et application des soins de santé primaires ;
  • Des missions périodiques de médecins spécialistes venant de Kinshasa ;
  • Des stages et formations extramuros des membres de l’équipe cadre et des prestataires de soins ;
  • Renforcement de l’institut d’enseignement médical pour infirmières.
  • L’équipent en outils de communication et moyen de déplacement

Ce renforcement des capacités s’est traduit par :

  • Un leadership accru de l’ECZS auprès des acteurs de santé ;
  • Une amélioration de la supervision des centres de santé par l’ECZS ;
  • Une augmentation de la fréquentation des centres de santé par la population ;
  • Plus d’interactions entre l’ECZS et les responsables sanitaires provinciaux.
L’amélioration des infrastructures et de la logistique

Hormis l’hôpital général de référence, aucun des 26 centres de santé publics de la Zone de santé de Kabinda n’avait une architecture conforme à ses missions.

1ère phase (2009) : réhabilitation avec la communauté des centres de santé présentant un minimum de potentiel de développement

2ème étape (depuis 2011) : construction de centres de santé en matériaux durables dans les aires de santé de Zewe, Vunayi, Musuma, Mulemayi et Tshitentame.

Les nouveaux centres de santé – maternité sont éclairés par énergie solaire.

L’accroissement de la participation communautaire

L’appropriation des réalisations par la communauté bénéficiaire est un élément capital pour que les résultats du programme perdurent. Dans chacune des 26 Aires de santé, le programme a appuyé la redynamisation du comité de développement sanitaire (CODESA) dont le rôle est de répercuter les messages d’éducation sanitaire et de mobiliser la population. Ainsi, les 26 CODESA fonctionnent normalement (une réunion mensuelle avec compte rendu transmis au BCZS).

Les CODESA sont des organes fonctionnant avec des membres bénévoles élus par les représentants de la population au cours d’une assemblée générale. Indispensables au bon fonctionnement des structures sanitaires, ils jouent le rôle de relais entre les prestataires de soins et les populations. Le programme de Cap Santé leur a fourni la logistique de base et assure transitoirement la prise en charge des frais de fonctionnement.

Le rôle des CODESA c’est de sensibiliser sur les questions d’hygiène et pour les travaux d’intérêt communautaire.

L’aménagement des sources d’eau et des latrines hygiéniques

La situation commune des sources d’eau expose la population aux maladies diarrhéiques, grande cause de mortalité dans la population globale à Kabinda, surtout des enfants avant l’âge de 5 ans.

Plusieurs sources d’eau sont ainsi aménagées avec la communauté pour réduire les risques de contamination par l’eau.

Le comité local de développement sanitaire s’assurer du bon usage et de l’entretien de la source.

Avec le cofinancement de l’UNICEF, Cap Santé a initié depuis 2014un programme plus vaste d’aménagement des sources d’eau et d’installation de latrines hygiéniques (programme WASH, Eau, Hygiène et Assainissement). Bénéficiaires: 50.000 habitants, soit 8.040 ménages dans 48 villages ou communautés. Des animateurs ont ainsi été formés et équipés pour sensibiliser la communauté à l’hygiène.

La Mutuelle de santé

L’utilisation du système de santé est limitée par le coût des soins, surtout pour une population à revenus modestes. La mutualisation des risques est une des pistes pour améliorer l’accessibilité du système de santé. Tel est le but de la Mutuelle de Santé de Kabinda (MSK) appuyée par le programme de Cap Santé.

Les étapes suivantes ont été réalisées :

  • Formation d’un comité local et formation d’un animateur principal de la MSK auprès de la Mutuelle de Bukavu sous la supervision de la Cellule d’Appui aux Mutuelles de Santés du Sud Kivu.
  • Tenue d’une assemblée constitutive en mars 2012 et formation d’un comité de gestion.
  • Renforcement la sensibilisation et l’adhésion des membres
  • Accroissement de la collaboration avec la Coopérative agricole
  • Démarrage d’un dépôt pharmaceutique pour les centres de santé affiliés à la MSK.
La Coopérative Agricole

Les opportunités agricoles qu’offre la région de Kabinda sont une source potentielle pour l’accroissement des revenus et l’amélioration de l’alimentation pour la population. Cap Santé a ainsi soutenu la création depuis février 2011 de la coopérative agricole Kibungie Mudimi (= unis pour l’agriculture). Ses objectifs sont :

  • l’amélioration du rendement des exploitations agricoles travaillant dans un esprit de coopération ;
  • la promotion de l’agro-écologieavec préservation de la faune et de la flore ;
  • l’amélioration de la protection sociale et de l’accès aux soins de santé par une adhésion à la MSK ;
  • l’intéressement à la participation des membres coopérateurs extérieurs.

La formule utilisée est le regroupement des petits exploitants au sein des « familles agricoles », lieu de partage des pratiques, de formation et de mutualisation des activités.

Ce projet a reçu à son démarrage un financement Wallonie-Bruxelles International.

A l’actif de la coopérative :

  • l’élaboration et l’adoption des statuts en assemblée générale et l’élection d’un comité de gestion ;
  • l’engagement d’un agronome, avec fonctions de gérant et de conseiller technique ;
  • l’organisation d’une formation sur l’entreprenariat et la gestion d’une coopérative par CEDITA et INADES ;
  • l’adhésion progressive des membres, y compris des migrants, et la création de 25 familles agricoles
  • la mise en conformité progressive avec les exigences foncières pour la propriété des terres ;
  • l’inscription des coopérateurs et des leurs ayants droit à la Mutuelle de Santé de Kabinda ;
  • le regroupement à partir de 2013 de 196 petits exploitants en 20 « familles agricoles»
  • le projet de construction d’un dépôt agricole